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Bac +8

Nuclear and particles

Discover a non-exhaustive list of the different possible professions in the Life, Earth and Environmental Sciences.

Dorothea vom Bruch, chercheuse en physique des particules

Atomic nuclei, systems composed of nucleons, protons, and neutrons, constitute the matter that surrounds us. Their rich and varied phenomenology allows us to study fundamental interactions and symmetries. This field of research becomes even more fascinating and complex as we approach the limits of existence for these systems and study rare isotopes or so-called superheavy nuclei. Researchers in nuclear physics are exploring the limits of nucleus stability and studying their complex correlations. Some of the observed processes are particularly important to better understand the mechanisms of element synthesis in stars, star development, and the properties of compact stars.

Mickaël Rigault, l'impact des supernovæ sur la cosmologie moderne

Mickaël Rigault est « supernoviste », autrement dit, un expert des supernovæ, ces explosions titanesques par lesquelles se conclut la mort de certaines étoiles. Dans ce sulfureux bestiaire cosmique, le chercheur, basé à l’IP2I (Lyon), s’intéresse en particulier aux supernovæ de type Ia, des explosions thermonucléaires utilisées par la cosmologie moderne comme signal étalon pour sonder la dynamique de l’Univers à travers les âges. Ces explosions, déclenchées par l’absorption de matière issue d’un astre secondaire par une naine blanche, émettent un rayonnement supposé être toujours de même intensité, quel que soit l’endroit dans l’Univers où il se produit. Mais comme va le démontrer Mickaël dès sa thèse de doctorat, la constance de ce rayonnement mérite d’être nuancée, avec des implications importantes pour la cosmologie.

Sarah Porteboeuf Houssais, maître de conférences en physique

Sarah Porteboeuf-Houssais devient maître de conférences en 2010 à l’université Clermont Auvergne. Entre théorie et expérimentation, elle y explore le comportement de la matière dans les collisions de particules à haute énergie. Elle propose de nouvelles méthodes pour étudier le passage d'un système de particules élémentaires libres (gluons, quarks) à un système où l'interaction forte les lie entre elles pour former des hadrons (proton, neutron). Très impliquée dans l’expérience ALICE qui étudie ces phénomènes auprès du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du Cern à Genève, Sarah Porteboeuf-Houssais en coordonne la prise de données depuis 2022 et est en charge, depuis 2020, de la mise en œuvre du système MFT (Muon Forward Tracker) qui améliore les performances de détection des muons de l’expérience. Ainsi, elle espère exploiter de nouvelles données et lever le voile sur des mystères dissimulés au cœur de la matière.

Jacques Marteau, pionnier de l’imagerie par muons

Le maître de conférences de l’Université Claude Bernard Lyon a rapidement identifié le potentiel d’une technologie initialement développée pour la recherche fondamentale : le détecteur de muons. Particule élémentaire produite naturellement dans l’atmosphère, le muon traverse la matière sur de longues distances sans être absorbé. De quoi explorer en trois dimensions de grandes structures et répondre à des questions de volcanologie, géologie, voire climatologie. Après plusieurs brevets et contrats industriels, Jacques Marteau et son équipe créent en 2021 la startup Muodim qui vise un marché très large autour du contrôle non destructif appliqué par exemple à la sidérurgie, la prospection géophysique ou le génie civil.