Recrutement postes de chaires

Offres de postes de chaires de professeur junior

Cette année, le CNRS ouvre 47 postes accompagnés d’un « package d’entrée » et donnant vocation à la titularisation dans le corps des directeurs de recherche en fin de contrat. Ces 47 chaires correspondent à 43 nouvelles chaires ouvertes pour la première fois en 2026, complétées par 4 chaires ouvertes les années précédentes mais que le CNRS avait décidé de ne pas pourvoir, faute de dossiers de candidature jugés assez convaincants par les jurys. Les candidatures sont ouvertes du 17 juillet 2026 à 17 heures au 2 septembre 2026, à 17h heure de Paris.

Le CNRS recrute 47 postes de Chaires de professeur junior (CPJ) dans de nombreux domaines scientifiques.

Dès l’entrée au CNRS, ce contrat offre un environnement financier dédié et comprend des activités d’enseignement dans un établissement d’enseignement supérieur. Ces postes sont proposés en contrat à durée déterminée (CDD) de droit public d’une durée de 3 à 6 ans. Après évaluation de la valeur scientifique et de l’aptitude professionnelle par une commission de titularisation, il permettra d’accéder à un emploi de titulaire dans le corps des Directeurs de Recherche du CNRS.

La liste des 47 postes de chaires de professeur junior

Chimie
Nouvelles méthodologies et applications en biocatalyse pour une chimie durable (BIOCATALYSE)

Ce projet vise à développer de nouvelles méthodologies en biocatalyse pour répondre aux défis de la chimie durable :
• La découverte et l’ingénierie de nouvelles enzymes artificielles pour des applications en synthèse organique et en biotransformation.
• L’optimisation de procédés biocatalytiques, notamment par l’immobilisation d’enzymes et la mise en œuvre de cascades (photo)chemo-enzymatiques ou à travers la chimie aux interfaces ou en en flux.
• Le développement de biocatalyseurs pour la valorisation de la biomasse et la production de molécules à haute valeur ajoutée, le traitement de polluants…
Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement durable où la biocatalyse devient un levier stratégique pour répondre aux grands enjeux climatiques, énergétiques et sociétaux.

Dynamique de l’eau dans les solides poreux (DYNO SOP)

Le CNRS recrute sur une chaire de professeur junior une ou un physico-chimiste de grande qualité avec cinq années d’expérience minimum après la thèse. La candidate ou le candidat retenu mènera dans un environnement stimulant une recherche de niveau international visant à étudier les impacts de l’eau au sein de solides poreux via un projet pouvant couvrir des échelles allant de l’échelle nanoscopique à l’échelle macroscopique en considérant aussi bien des approches théoriques qu’expérimentales.

RMN du solide des Matériaux (SOMAT)

Le COMP 2024-2028 du CNRS aligne la recherche fondamentale sur les défis sociétaux (énergie, environnement, santé). La RMN du solide y est centrale pour caractériser des matériaux innovants (batteries, catalyseurs, polymères, etc.), clés pour la transition énergétique et l’industrie durable.
L’objectif principal : améliorer résolution et sensibilité pour des noyaux peu sensibles (¹⁴N, ¹⁷O, ⁴⁷Ti, etc.) et matériaux désordonnés/paramagnétiques, via hauts champs, nouvelles sondes et polarisation. La RMN operando/in situ doit être renforcée pour suivre les transformations en conditions extrêmes.
La RMN, combinée à d’autres techniques (diffraction, modélisation, microscopie), permet une caractérisation multi-échelle. Ce projet élargira l’accès aux plateformes avancées, stimulant l’innovation académique et industrielle.

Intermédiaires transitoires. Chimie résolue en temps (TITIREC)

Les espèces transitoires (radicaux, ions, états excités, oxygène singulet) jouent un rôle clé dans de nombreux processus chimiques ou biologiques tels que la photochimie atmosphérique, la conversion d’énergie, la photocatalyse, ou encore la dégradation de polluants. Leur durée de vie extrêmement courte (de la fs à la ns) rend leur étude particulièrement exigeante, nécessitant des techniques de spectroscopie résolue en temps et des approches théoriques avancées. Les objectifs sont de caractériser la dynamique des espèces transitoires dans des systèmes modèles et des milieux complexes; de comprendre les mécanismes réactionnels sous-jacents à la formation et disparition de ces espèces, en combinant spectroscopie ultrarapide et modélisation théorique. Ces recherches pourront concerner par exemple la photocatalyse pour la production d’énergie propre, la dégradation de polluants émergents (PFAS, médicaments), la conception de matériaux photoactifs pour l’optoélectronique ou la biophotonique.

Nouvelles méthodologies et applications en chimie bioorthogonale et chémobiologie (BIOORTHO)

Ce projet vise à développer de nouvelles méthodologies en chimie bioorthogonale pour des applications en imagerie in vivo, thérapie ciblée et diagnostic. Les réactions bioorthogonales, sélectives et biocompatibles, permettent de marquer, modifier ou activer des biomolécules dans des milieux complexes, sans perturber les processus biologiques naturels. Les travaux porteront sur :

  • La conception de nouvelles réactions bioorthogonales, rapides et sélectives, pour le marquage de biomolécules et l’étude de mécanismes moléculaires et/ou de processus cellulaires.
  • Le développement de sondes, de bioconjugués et de nouvelles méthodes d’ingénierie moléculaire pour l’imagerie médicale, ainsi que le diagnostic à l’échelle tissulaire ou cellulaire, et le ciblage thérapeutique (anticorps-médicaments, nanovecteurs).
  • L’application de ces outils à des enjeux de santé majeurs (cancer, maladies infectieuses, neurodégénérescence, douleur, thérapie génique).
  • La valorisation des résultats en collaboration avec l’industrie pharmaceutique et biotechnologique.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche translationnelle, en lien avec les priorités nationales et européennes en santé et en innovation thérapeutique.

Chimie biologique appliquée à l’éco-/biocatalyse et environnement (ECOBIOCAT)

La chimie de synthèse utilise des composés naturels pour produire, via bio- ou éco-catalyse, des molécules d’intérêt, en réduisant déchets et pollution grâce à des matières premières renouvelables, des solvants non toxiques et une optimisation énergétique.
La chaire explorera la biodiversité (végétale, animale, fongique, microbienne) et ses capacités (bio)synthétiques pour une chimie performante et circulaire. L’enjeu est d’identifier des molécules et leurs voies de biosynthèse, issues de symbiotes ou d’adaptations à des stress, afin de développer des outils innovants pour la synthèse, la dépollution et des applications industrielles.
Comprendre ces mécanismes permet de revisiter la biologie synthétique et la chimie bio-inspirée, pour proposer des solutions naturelles ou inspirées du vivant, intégrant conservation de la biodiversité, restauration des écosystèmes et gestion des ressources rares.

Physique
Nouvelle Précision et Nouvelles Frontières en Physique des Particules Théorique (NouvPaTh)

La physique des particules est à un moment-clé de son évolution. Des expériences et observations très précises sont comparées à des calculs théoriques raffinés pour vérifier les théories existantes et identifier de possibles nouvelles frontières.
a CPJ vise à recruter un(e) théoricien(ne) travaillant sur ces problèmes avec des outils analytiques et/ou numériques, que ce soit les théories de jauge sur réseau, les phénomènes de brisures de symétries avec en priorité celle de la symétrie électrofaible au-delà du Modèle Standard, la construction de modèles et la phénoménologie des théories au-delà du Modèle Standard (incluant la physique des saveurs et la physique des neutrinos), la physique des astroparticules et ses conséquences en cosmologie. Des approches innovantes basées sur des développements récents (par exemple apprentissage automatique, réseaux de tenseurs ou information quantique) sont bienvenues, ainsi que des liens avec des programmes expérimentaux ou observationnels.

Physique et Instrumentation en Conditions Extrêmes (EPIC)

Bien que thématiquement ouvert, les candidates et les candidats devront proposer un projet de recherche en adéquation avec les priorités de l’un des quatre laboratoires d’accueil : l’Institut Néel in Grenoble, le LNCMI à Grenoble et Toulouse, le LPS à Orsay, et l’IMPMC à Paris. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à répondre aux enjeux de la physique en conditions extrêmes, en proposant de nouvelles approches méthodologiques et instrumentales.

Physique expérimentale pour les matériaux amorphes (MatAmorph)

Les candidates et candidats devront proposer un projet de recherche original en adéquation avec les thématiques des laboratoires d’accueil (SVI, IPR, IMPMC, L2C), centré sur la physique expérimentale des matériaux amorphes. Thématiquement ouvert, le projet devra convaincre par son originalité et sa capacité à faire progresser la compréhension des relations structure-propriétés (optiques, thermiques, mécaniques, chimiques) dans ces matériaux, en intégrant des approches expérimentales de pointe en physique (caractérisation in situ, spectroscopies, microscopies, grands instruments, etc.).

Modélisation et simulation avancées de systèmes quantiques moléculaires ou hybrides (QSAM)

La CPJ QSAM renforcera la recherche théorique et numérique sur la dynamique de systèmes quantiques complexes, notamment sur la dynamique quantique ou le contrôle de processus quantiques par interaction lumière-matière. Ces processus seront explorés par des méthodes émergentes telles que l’apprentissage automatique, les réseaux de tenseurs et des approches hybrides intégrant des contraintes physiques
Le ou la titulaire contribuera aux développements dans un ou plusieurs axes : 1) Dynamique quantique avancée : simulation et contrôle de processus ultrarapides incluant corrélations électroniques et couplages électrons-noyaux ; 2) Interaction lumière-matière dans des systèmes moléculaires ou hybrides, tels que des systèmes couplant des molécules ou des nano-objets à des surfaces ; 3) Stratégies de contrôle quantique et manipulation cohérente des degrés de liberté.
Un intérêt marqué pour les développements méthodologiques et le dialogue théorie–expérience est souhaité

Phénomènes émergents en Spintronique et à ses Interfaces (SPIN)

Dans un contexte très compétitif à l’international, la Chaire de Professeur(e) Junior SPIN vise à participer au ressourcement scientifique sur le volet de physique fondamentale du PEPR SPIN en recrutant un talent dans un laboratoire reconnu internationalement dans le domaine de la spintronique. Les trois laboratoires susceptibles d’accueillir la lauréate ou le lauréat sont par ordre alphabétique : l’Institut Jean Lamour à Nancy, en particulier l’équipe de recherche « Spintronique et Nanomagnétisme » https://ijl.univ-lorraine.fr/equipes/equipe-spintronique-et-nanomagnetisme-spin, le Laboratoire Albert Fert à Palaiseau https://laboratoire-albert-fert.cnrs-thales.fr/, et le laboratoire Spintec à Grenoble https://www.spintec.fr/ Le projet de recherche devra s’appuyer pleinement sur les spécificités du laboratoire d’accueil avec le double objectif de faire progresser la connaissance, mission première du CNRS, et de contribuer à faire émerger de nouveaux concepts applicatifs. Le projet de recherche, expérimental ou théorique, devra convaincre par son originalité et sa capacité à dépasser l’état de l’art. Il devra s’inscrire dans le domaine de la spintronique mais pourra également se situer aux interfaces entre la spintronique et d’autres champs de la physique de la matière condensée comme la supraconductivité, l’interaction lumière-matière, les matériaux innovants en basse dimensionnalité, et la physique quantique, sans être exhaustif.

Physique et Ingénierie des Matériaux et hétérostructures Epitaxiés : de la synthèse aux applications (EPIMAT)

Les candidates et les candidats devront proposer un projet de recherche en adéquation avec les priorités de l’un des trois laboratoires d’accueil : le CRHEA à Valbonne, le C2N à Palaiseau, et l’IEMN à Lille. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à faire progresser l’état de l’art sur la synthèse épitaxiale de matériaux semi-conducteurs et/ou topologiques de différentes dimensionnalités, et contribuer à faire émerger de nouveaux concepts applicatifs en microélectronique, photonique, et technologies quantiques.

Expériences Innovantes sur les Nouvelles Sources Neutron Pulsées (InnovSON)

Le/la candidat/e mènera des activités de recherche visant à conjuguer Recherche fondamentale & lnnovation mettant en valeur les potentialités uniques de la diffusion neutronique. Le projet de recherche mettra l’accent sur l’exploration des matériaux et/ou architectures moléculaires interagissant activement avec leur environnement en répondant à des stimuli physiques, chimiques ou biologiques. Leurs fonctionnalités peuvent être liées à leurs propriétés électronique, quantique, magnétique, optique, thermique ou biologique. Le projet intègrera une dimension innovante autour des grands enjeux actuels européens (numérique, climat, énergie, santé, etc.) ou par l’utilisation des futures sources de neutron européennes. Les enseignements proposés seront autour des grands instruments à l’université de Paris-Saclay.

Écologie et environnement
Adaptations écophysiologiques de la biodiversité aux variations environnementales (ADAPT)

Comprendre comment les organismes, végétaux et animaux répondent aux contraintes environnementales et aux changements globaux nécessite une analyse fine de leurs adaptations physiologiques et énergétiques. La CPJ ADAPT explorera ces mécanismes via des approches intégrées, incluant l’écophysiologie et le concept One Health. Les projets étudieront les stratégies d’adaptation des plantes (régulation stomatique, résistance à la sécheresse, reproduction…) et des animaux (thermorégulation, plasticité métabolique…), en utilisant des outils comme la modélisation bioénergétique (modèles DEB…) et l’analyse de la plasticité phénotypique et comportementale. Les aspects sociétaux (nutrition, activité physique) et les méthodologies innovantes (omiques, biologging) seront intégrés pour analyser les réponses des espèces aux crises environnementales. Cette approche pluridisciplinaire vise à produire des connaissances fondamentales et appliquées pour la conservation et la santé environnementale.

Zoonoses et migrations : études épidémiologiques de ce facteur de propagation In Natura (ZOOM-IN)

La nécessité d’informer la société sur l’émergence de maladies zoonotiques véhiculées par les oiseaux impose d’accroitre notre capacité à modéliser la coévolution des migrations aviaires et des risques infectieux. Notre capacité à anticiper ces coévolutions reste limitée car les modèles épidémiologiques intègrent mal la dynamique spatio-temporelle des hôtes. Il est donc nécessaire d’affiner la compréhension des migrations en développant des modèles intégrant des données issues de méthodologies complémentaires (comptages, suivis individuels multi-décennaux par capture-recapture, télémétries fines des mouvements, architecture génétique). Ces modèles intégrés permettront de disposer d’une vision fine et robuste de l’évolution des migrations (voies, destinations, déterminismes et plasticité) et d’améliorer les modèles de risques épidémiologiques zoonotiques en y intégrant des dynamiques avancées des hôtes.

Physique nucléaire et physique des particules
Instrumentation Novatrice pour la Physique du Higgs (INPHI)

Le projet scientifique porte sur les mesures de précision des couplages du boson de Higgs et la recherche de nouvelle physique auprès du collisionneur LHC du CERN. Avec les données de l’expérience ATLAS issues du Run 3 puis de la phase à haute-luminosité (HL-LHC), le/la lauréat(e) aura l’opportunité d’apporter des contributions de premier plan à la physique des particules en s’appuyant sur les expertises de l’équipe locale. Il/elle construira son projet avec l’équipe d’un des 2 laboratoires.
Ayant une expérience et un intérêt fort pour l’instrumentation, il/elle contribuera à la finalisation, l’installation et la mise en service des jouvences du détecteur ATLAS pour la phase HL-LHC. S’appuyant sur les expertises technologiques du laboratoire et de l’institut, mais aussi les développements émergents de par le monde, il/elle conduira en parallèle une activité importante de R et D sur les détecteurs innovants, notamment en vue du possible futur collisionneur FCC-ee au CERN.

CMS ions lourds (CMS-HI)

Le ou la lauréate contribuera aux activités scientifiques de prise de données et d’analyse au sein de la collaboration CMS. Ces travaux porteront sur des études de chromodynamique quantique menées via des collisions d’ions lourds au LHC (CERN).
Il/elle participera également à la R&D pour l’électronique de lecture du calorimètre électromagnétique EEEMCaL (détecteur ePIC de l’Electron Ion Collider), une technologie inspirée de l’électronique employée pour le calorimètre de CMS. Selon l’évolution des projets et les orientations de l’institut, il/elle pourra progressivement s’impliquer dans les activités liées à l’Electron Ion Collider, dont la mise en service est prévue au Brookhaven National Laboratory d’ici une dizaine d’années.

Dévoiler les mystères de l'Univers par l’analyse des observations des ondes gravitationnelles des observatoires actuels (Virgo) et à venir (LISA et Einstein Telescope) (OGNext)

La première détection d’ondes gravitationnelles (OG) par la collaboration LIGO-Virgo en 2015 a été possible grâce à l’avancement des détecteurs à interférométrie laser et au développement théorique et numérique des méthodes d’analyse des données associées. Cet accomplissement a marqué le début d’un nouveau type d’astronomie qui compte à ce jour plus de 300 signaux détectés provenant de la fusion de trous noirs et d’étoiles à neutrons. Il promet d’autres découvertes exceptionnelles grâce à l’amélioration des détecteurs actuels (LIGO, Virgo) et à la mise en place des détecteurs de nouvelle génération (LISA, ET). Le projet scientifique de cette chaire de professeur-e junior s’appuie sur l’utilisation de ce nouveau type de données pour dévoiler plusieurs mystères de l’Univers, par exemple l’état de la matière dans les étoiles à neutrons, le taux d’expansion de l’Univers, la nature de l’énergie sombre ou la validité de la relativité générale dans des régimes extrêmes.

Sciences biologiques
Dialogue entre cerveau et tissus périphériques pour le contrôle de l’homéostasie énergétique tout au long de la vie (DIALECT)

Ce projet renforcera la position de leadership de l’UMR BFA dans le domaine de la physiologie intégrée en lien avec la nutrition, la régulation de l’homéostasie énergétique et leurs dérèglements pathologiques. En s’inscrivant dans la thématique des interactions périphérie/cerveau, le projet pourra explorer les interactions intestin-cerveau, en particulier le rôle du système nerveux vagal et du système nerveux central dans le contrôle des comportements alimentaires. Il pourra aussi inclure l’étude des signaux sensoriels (odeurs alimentaires) et circulants (nutriments, hormones comme les incrétines) sur la régulation de la glycémie et de la sécrétion d’insuline. Ces deux axes pourront être combinés pour une approche intégrée en utilisant des modèles précliniques de diabète et d’obésité. Le projet s’appuiera sur une approche pluridisciplinaire (outils cellulaires, moléculaires et comportementaux) et aura une visée translationnelle pour renforcer l’impact clinique des recherches menées.

Epigénétique du destin cellulaire (EpiDeC)

Les avancées en épigénomique haute résolution et en imagerie quantitative, appliquées à des modèles in vitro (cellules souches, organoïdes), ouvrent de nouvelles perspectives pour étudier le développement précoce humain. Les défis incluent la coordination des mécanismes épigénétiques dans l’acquisition, le maintien et la plasticité des identités cellulaires, en conditions physiologiques ou pathologiques.
Cette CPJ, centrée sur l’épigénétique intégrative du destin cellulaire, vise à développer des approches innovantes combinant épigénomique et biologie cellulaire quantitative. L’objectif est de caractériser plus avant la régulation de la chromatine dans la diversification et la reprogrammation cellulaires au cours du développement.
Intégrée à l’UMR EDC, la CPJ bénéficiera d’un environnement scientifique exceptionnel : modèles 3D (blastoïdes, organoïdes), plateformes technologiques mutualisées, méthodes monocellulaires de pointe et une expertise reconnue en biologie des lignages humains.

Transport subcellulaire neuronal et son rôle dans les troubles neuro-développementaux (NeuroSubTra)

L’objectif du projet visera à découvrir comment la dynamique moléculaire, étudiée à l’échelle subcellulaire, contrôle la communication intracellulaire entre organites, au cours du développement neuronal et lors de processus de neuroplasticité. Il a aussi pour but de décrypter les mécanismes moléculaires impliqués dans les dysfonctionnements de cette communication dans des pathologies neurodéveloppementales afin de développer des stratégies modulatrices originales.
Ce projet utilisera des modèles murins de troubles du neurodéveloppement et s’appuiera sur des échantillons biologiques allant des cellules dissociées en culture jusqu’au cerveau entier, sur des méthodes de pointe d’imagerie, de biologie moléculaire (manipulation d’expression de gènes, utilisation de vecteurs viraux), d’OMICS et des études comportementales.

Mécanismes cellulaires et moléculaires de la biologie et de la pathogénicité des parasites protozoaires (ProBioPath)

Le projet vise à décrypter les mécanismes moléculaires contrôlant la biologie, la différenciation, l’adaptation environnementale et la pathogénicité des protozoaires d’importance médicale, en s’appuyant sur les expertises du CIIL ou du MFP. Le MFP développe des approches intégrées en biologie cellulaire et moléculaire pour l’étude des trypanosomatides et de Toxoplasma, avec un focus sur les interactions cytosquelette-membranes, la dynamique des compartiments et les liens entre métabolisme, différenciation et transmission. Ses infrastructures, dont des laboratoires BSL3, permettent l’analyse sécurisée de divers modèles. Le CIIL apporte une expertise reconnue en génétique des parasites Apicomplexes et en interactions hôte–pathogène, combinant analyses mécanistiques, modèles murins, microscopie avancée et technologies innovantes telles que les organes sur puce. Le CIIL bénéficie aussi d’infrastructures tels qu’une animalerie A2 et des laboratoires BSL2 et 3.

Mécanismes adaptatifs et innovations évolutives des organismes photosynthétiques face à la diversité des environnements (EVOLEA)

Le projet visera à révéler des mécanismes nouveaux permettant aux organismes photosynthétiques de s’adapter à la diversité dynamique des environnements et à en comprendre les déterminants moléculaires et cellulaires. Les mécanismes étudiés peuvent inclure, l’adaptation à des conditions extrêmes ou des innovations, telles que des architectures cellulaires méconnues, des schémas développementaux, ou des associations interspécifiques telles que les photosymbioses. Grâce à des modèles émergents issus de branches peu étudiées, ou d’environnements extrêmes/atypiques, le lauréat ou la lauréate explorera des mécanismes inaccessibles dans les modèles classiques. L’approche intégrera une large diversité d’outils afin de relier les processus de l’échelle moléculaire à l’échelle environnementale. Une attention particulière sera portée aux signatures évolutives des innovations identifiées, afin d’établir comment les environnements ont façonné les processus moléculaires dans différents clades.

Inégalités éducatives précoces et développement cognitivo-moteur (PRE-COG-MOT)

Pour lutter contre les inégalités éducatives, il convient d’intervenir au plus tôt, dès l’école maternelle, dont les apprentissages intègrent grandement les développements sensorimoteurs et langagiers. Intégrer le développement sensorimoteur comme un préalable à la mise en place des apprentissages scolaires fondamentaux et du vivre ensemble, permet de révéler des facteurs jusqu’ici peu explorés. Ainsi le croisement des neurosciences développementales avec des recherches en éducation permet d’appréhender le champ des interventions pédagogiques précoces sous un jour nouveau. L’objectif de la CPJ sera d’analyser les éléments clés des inégalités éducatives de la petite enfance et de développer des interventions précoces, visant à réduire les écarts dans le développement corporel et sensorimoteur des élèves afin de préserver des capacités optimales d’apprentissages cognitifs et académiques à venir et ainsi de renforcer le lien entre recherche et pratiques éducatives implémentées.

Neurocognition intégrative des céphalopodes (CephaloCog)

Le projet vise à identifier les bases neuronales de fonctions cognitives complexes chez les céphalopodes en combinant analyses comportementales, électrophysiologie in vivo et approches transcriptomiques. Avec des approches éthologiques et écologiques, il explorera le fonctionnement du système d’intégrations visuelles au cours de différentes tâches cognitives (identification des proies, camouflage dynamique, navigation). Des enregistrements EEG des animaux libres et l’expression d’IGEs permettront de déterminer les réseaux cérébraux impliqués et leur cartographie. L’intégration de données multi-omiques reliera organisation génétique et plasticité neuronale. A terme, le projet pourra viser aussi à étudier les changements de couleurs, propriété unique des céphalopodes, au cours d’interactions communicatives ou non. Ce projet structurera un axe de neuro-éthologie cognitive et comparée innovant au sein de l’Unité.

Sciences humaines et sociales
Extractivismes et transformations des socio-écosystèmes en contexte postcolonial (Asie-Pacifique) (EXTRAS-AP)

La CPJ EXTRAS-AP ambitionne d’analyser les contextes et situations extractivistes en Asie-Pacifique.
Par le biais de différentes études de cas, l’analyse de ces configurations pourra être conduite autour des relations entre les humains et leurs environnements, des transformations des rapports sociaux, de l’évolution des rapports entre milieux et techniques, y compris dans la (très) longue durée. La chaire peut intégrer les manières dont l’extractivisme est pris en charge dans les représentations et les productions culturelles locales.
EXTRAS-AP pourra analyser comment les activités liées à l’extractivisme transforment les relations de pouvoir, les mobilisations collectives ou encore les conflictualités. Le projet scientifique devra s’articuler avec les dispositifs de recherche de CNRS Sciences humaines & sociales dans le Pacifique et/ou en Asie et comprendre des mobilités longues vers une ou plusieurs de ces unités.

L’impact de l’IA sur les transformations du travail (LABORIA)

LABORIA analyse la manière dont l’IA transforme le « travail réel » et les rapports de pouvoir, agissant comme catalyseur d’autres mutations (écologiques, démographiques). Via des études de cas, approches comparatives ou suivis diachroniques, les recherches pourront explorer :
•Organisation, agentivité et pouvoir : Effets sur les dynamiques employeurs-salariés, territoires et compétences. Comment les travailleurs s’approprient-ils ou résistent-ils à ces outils ?
•Santé et différenciation sociale : Impacts sur le sens du travail, la charge cognitive et les risques psychosociaux. Analyse intersectionnelle des inégalités (genre, âge, origine)
•Régulations : Adaptation du droit du travail face aux diverses IA. Éthique et principes pour un déploiement garantissant un travail durable.
Reposant sur une analyse politique axée sur la justice sociale et la démocratie organisationnelle, LABORIA collaborera avec les acteurs de terrain (syndicats, entreprises) pour produire des savoirs actionnables.

LABORIA est homonyme d’une structure coportée par INRIA et le ministère du travail mais l’offre de CPJ du CNRS est sans lien avec elle

Violences de masse : expériences collectives et individuelles, processus mémoriels et justice transitionnelle (VIVRE)

Cette CPJ porte sur les violences de masse contemporaines en centrant l’analyse sur les sorties de guerre (processus de reconstruction, pacification, réconciliation nationale, justice transitionnelle, réparation, mémoires). Elle se concentre sur les actes de déshumanisation et leurs narrations, au prisme des expériences individuelles et collectives. L’accent peut être mis sur :
•Le renouvellement des formes de violence ou les mécanismes récurrents caractéristiques des violences de masse.
•Les approches relatives à l’instrumentalisation politique de la mémoire, aux reconstructions historiques et à leurs conséquences sociales et territoriales, aux différentes formes de révisionnisme et d’impunité, au caractère sexué des violences.
•La place et le rôle du droit international, du droit pénal et des dynamiques locales dans les contextes post-conflit.
•Les expressions artistiques, littéraires et médiatiques.
Le projet prend appui sur des terrains de recherche de l’IFPO.

 

Comportements alimentaires et santé publique (COMPAS)

Les comportements alimentaires jouent un rôle déterminant dans la santé des populations, à l’échelle individuelle comme collective. Dans de nombreux pays, une part croissante des années de vie en bonne santé perdues est attribuable à des facteurs liés à l’alimentation : obésité, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, troubles du comportement alimentaire, etc. Ces enjeux ne se limitent pas à des choix individuels, mais s’inscrivent dans des dynamiques sociales, économiques et culturelles complexes, souvent marquées par des inégalités d’accès à une alimentation saine et durable.
La CPJ vise à mieux comprendre les déterminants des comportements alimentaires, notamment ceux menant à des pathologies (obésité, addictions, malnutrition) qui pourront être appréhendés à partir d’études de cas, dans une perspective comparative, ou encore dans la longue durée. Elle pourra permettre d’explorer les interactions entre comportements alimentaires et santé publique.

Mobilités - Inégalités –Transports : fabrique des politiques publiques pour des pratiques en transition. (MIT)

La CPJ portera sur les mobilités et les transports, en articulant les questions des transitions et réduction des inégalités sociales et spatiales, autour des thématiques suivantes :
• Comportements et pratiques de mobilités durables et inclusives : construction et usages des modes de transport, notamment des modes actifs, dans des contextes territoriaux diversifiés (urbain, périurbain, rural ; Nords/Suds).
• Systèmes de mobilité et territoires : politiques publiques, offre de transport collectif, mobilités alternatives, partage des voies de circulation, usages du sol, planification, nouvelles formes urbaines, « ville des 15-minutes », sobriété, efficience, équité.
Les travaux s’inscriront à l’international, nécessitant des compétences linguistiques pour s’insérer dans des réseaux académiques internationaux.
Ils mobiliseront des méthodes qualitatives, quantitatives et/ou mixtes, avec une réflexion sur leurs usages académiques et socio-économiques.

Apprentissage et cognition : approches biologiques et basées sur l’apprentissage artificiel (APPCO)

A l’interface entre sciences humaines et informatiques, la CPJ APPCO cherche à combiner modélisation informatique, expérimentation comportementale et analyse conceptuelle en philosophie analytique et des sciences (sciences cognitives, biologie) : celui des bases cognitives et modèles informatiques. Il s’agit de modéliser les capacités cognitives (raisonnement causal, cognition spatiale, numérique, sociale, capacités communicatives et langagières) dans des conditions écologiquement réalistes, afin de tester si des connaissances biologiques a priori sont nécessaires à leur émergence. La question des architectures modulaires / génériques y apparaît centrale : quelle organisation favorise la généralisation, l’apprentissage et son transfert ? Les agents socialement interactifs constitueraient un outil d’évaluation pertinent, puisque la cognition humaine est profondément liée aux interactions sociales.

Ingénierie
Acoustique (ACOUSTIC)

Le projet associé à la CPJ ACOUSTIC se concentre sur le développement de stratégies en lien avec des enjeux climatiques, environnementaux et sociétaux. Les recherches menées ont un caractère appliqué et pluridisciplinaire, en lien avec l’environnement sonore (isolation acoustique, …), le suivi des écosystèmes (surveillance, protection animale, bioacoustique …), la réduction de l’impact acoustique des technologies (transports, industries …), l’utilisation des ultrasons (santé, contrôle non destructif …). Quel que soit le domaine d’application, les recherches pourront proposer, entre autres, l’exploration de nouveaux concepts en rupture, le développement de matériaux acoustiques originaux, la mise en place d’expériences innovantes, ou l’utilisation de moyens de simulations acoustiques avancés et réalistes. Par ailleurs, faire appel à l’intelligence artificielle et à la science des données pourra permettre de simuler des scénarios complexes ou d’optimiser des designs.

NeuroTechnologie et NeuroIngénierie (IngéTechNeuro)

En neurosciences, plusieurs verrous technologiques persistent : l’accès aux structures profondes et à haute résolution, l’intégration multimodale combinant électrophysiologie, stimulation photonique et imagerie sur des implants chroniques compatibles avec le comportement, le contrôle des activités neuronales chez l’animal en comportement.
Cette CPJ a pour objectif de développer nos capacités d’enregistrement et de contrôle de l’activité neuronale : du neurone unique au réseau distribué chez l’animal en comportement. Cette CPJ reposera sur des développements de pointe en imagerie optique avancée, couplée à des méthodes de photo-stimulation et d’électrophysiologie tout-optique pour l’étude non-invasive des fonctions cérébrales. Ces systèmes seront conçus pour repousser les limites de la résolution spatio-temporelle et de la profondeur d’investigation, intégrant la microscopie de fluorescence non linéaire, l’imagerie photo-acoustique et le développement d’endoscopes.

Mécanique et physique des matériaux sous environnement (FUELMAT)

La CPJ concerne les nouvelles questions que posent le stockage et l’usage de nouveaux vecteurs énergétiques, eg l’hydrogène, l’ammoniac, les SAF. Ces composés, notamment H2, imposent des contraintes aux matériaux utilisés pour leur confinement, eg températures basses, pressions élevées, qui engendrent des interactions fluide/matériaux à caractériser et modéliser. Ceci requiert des approches multiples, qui impliquent les phénomènes physico-chimiques aux petites échelles, dont la corrosion, l’interaction fluide-paroi, la mécanique aux échelles microscopiques et macroscopiques pour la résistance et la durabilité des matériaux des conteneurs en lien avec leur microstructure, les couplages entre diffusion d’espèces, de fluide et la mécanique des matériaux…
La CPJ vise ainsi une expertise sur les problématiques posées par l’utilisation intensive de nouveaux vecteurs énergétiques, avec des méthodologies incluant la modélisation, la simulation et la caractérisation expérimentale.

Sciences informatiques
Véhicules et Systèmes Robotiques Autonomes (VSRA)

L’objectif général de ce projet est de renforcer les activités du CNRS dans le domaine de la robotique, de l’automatique et de l’IA. Il vise le développement de systèmes autonomes en interaction avec des humains dotés d’une « intelligence embarquée », leur permettant d’agir de manière fiable dans des environnements non structurés et non prédictibles. Quelques axes d’intérêt :
– développer de nouvelles approches et architectures de contrôle pour les systèmes autonomes (véhicules ou robots, incluant les drones) tenant compte des aspects humains, incluant le développement d’observateurs et estimateurs exploitant les données disponibles.
– Percevoir et comprendre des situations en environnement ouvert et dynamique, gérer des incertitudes et l’intégrité du système physique et de son environnement (sûreté de fonctionnement)
– Planifier des trajectoires et la cartographie dans l’espace (SLAM).

Langages de programmation et compilation (LPC)

Il y a un besoin toujours très important dans le développement, la conception et la sémantique des langages de programmation, qui fournissent des abstractions les plus adaptées possibles à leur contexte d’utilisation. Ceci est notamment utile pour la production de compilateurs et d’outils de vérification mécanisée. On peut par exemple penser à des langages de programmation comme Rust qui possède une gestion de la mémoire sûre mais néanmoins optimisée et qui peut ainsi viser des applications de la programmation système ou à des langages dédiés au parallélisme permettant de passer d’une spécification déterministe à un code embarqué cible pouvant s’exécuter sur des architectures parallèles (multi-cœurs). Dans la plupart des cas, ces abstractions sont obtenues grâce à la conception de nouveaux systèmes de types, dont les propriétés sont prouvées et leur exploitation nécessite le développement de techniques modernes de compilation et de vérification qui permettent d’obtenir un code sûr et efficace. Ces thématiques de recherche sont activement développées dans les communautés qui publient dans les conférences telles que POPL, PLDI, ICFP, OOPSLA ou ECOOP.

Optimisation – fondement et analyse des algorithmes (OPTIM)

Les méthodes d’optimisation constituent aujourd’hui un socle fondamental pour le traitement de problèmes complexes en sciences informatiques, dans de nombreux domaines (par ex., bio-informatique, neurosciences, climatologie, astrophysique, santé …), dans les applications industrielles, les questions de l’organisation de notre société, et au-delà. Ce profil de poste vise à recruter un ou une scientifique dont les travaux s’inscrivent dans le domaine de l’optimisation au sens large : optimisation stochastique, optimisation par contrainte, programmation mathématique, optimisation sur variétés ou optimisation fédérée et distribuée, avec une approche algorithmique. L’objectif est de développer notre compréhension fondamentale du fonctionnement des algorithmes utilisés en pratique (analyse de convergence, complexité, robustesse) et de les adapter aux contraintes des applications à grande échelle (passage à l’échelle, hétérogénéité des données, problèmes mal posés, contraintes de communication et de mémoire).

Imagerie élargie à l’exploitation de données multimodales (IDM)

L’objectif scientifique est de pouvoir exploiter des données massives en imagerie contextualisées cliniquement, afin de concevoir, développer, évaluer et valider de nouvelles approches d’analyse de ces données, avec une vision beaucoup plus intégrée, transdisciplinaire et translationnelle. Cela passe par l’intégration de données hétérogènes et la modélisation des trajectoires de soins des patients, incluant les images médicales, les rapports radiologiques, les données hospitalières et biologiques. Cela doit permettre un suivi longitudinal de ces données multimodales, afin d’identifier les facteurs déterminants pour l’efficacité des traitements. Il s’agit aussi d’identifier et de valider des signatures biomédicales complexes à partir de sources multimodales et multi-échelles (IRM multi-paramétrique, EEG, ECG, imagerie ultrasonore, données biomoléculaires, génétiques et phénotypiques…), afin de révéler des mécanismes pathologiques sous-jacents, et guider les approches thérapeutiques.

Inférence probabiliste fondée sur l’apprentissage et les IA génératives, appliquée à la génomique évolutive (Biod-AI-versity)

Le scientific machine learning connaît une révolution portée par l’IA générative, capable d’apprendre, à partir de données souvent non supervisées, des modèles probabilistes universels de la structure statistique des domaines étudiés. Cela transforme des tâches comme la prédiction ou la classification en cas particuliers d’inférence, amplifiés par la puissance de ces modèles. Le défi consiste à en extraire des variables latentes interprétables, reflétant les mécanismes biologiques sous-jacents.
La génomique évolutive, avec ses modèles probabilistes de processus biologiques (mutations, structure des génomes, contraintes biophysiques, sélection) et ses données massives mais bruitées, offre un terrain idéal pour ces avancées. Les progrès récents de l’IA en biologie (AlphaFold, ESM, DNABert) permettent désormais d’intégrer séquence, structure, fonction et dynamique évolutive. Ainsi, ce domaine mobilise naturellement les approches émergentes du ML (inférence par simulation, modèles de diffusion, neural ODEs/SDEs, auto-encodeurs variationnels) pour développer des méthodes d’inférence scalables, interprétables et accessibles à la communauté scientifique.

Mathématiques
Théorie des nombres – Géométrie arithmétique (TANGO)

Cette offre de chaire de professeure ou professeur junior porte sur les thématiques de la théorie des nombres et de la géométrie arithmétique. Elle constitue une opportunité ambitieuse pour le développement de mathématiques à très haut niveau dans un domaine vaste, à l’interface de nombreux autres champs. La théorie des nombres et la géométrie arithmétique figurent parmi les domaines les plus dynamiques dans la recherche actuelle. Les problèmes profonds et difficiles qui les structurent, ainsi que la diversité des approches développées pour les aborder, ouvrent des perspectives de recherche nombreuses, fécondes et particulièrement prometteuses.

Probabilités (ProbFrance)

Le projet scientifique s’inscrit dans le champ des probabilités contemporaines, domaine en fort renouvellement théorique et en interaction croissante avec de nombreuses branches des mathématiques et de leurs applications. Il vise à développer de nouveaux outils pour l’étude de phénomènes aléatoires complexes, en s’appuyant sur les avancées récentes de la physique statistique, des milieux aléatoires, des systèmes de particules, des matrices aléatoires et des EDP stochastiques. Une attention particulière sera portée aux interactions entre probabilités, analyse, géométrie et physique mathématique, ainsi qu’aux questions de modélisation. Le projet a ainsi vocation à traiter des verrous fondamentaux et pourra s’orienter vers des applications en statistique, biologie, santé ou sciences du numérique. Par son ambition théorique, son ouverture interdisciplinaire et son potentiel structurant, il contribuera à renforcer durablement la visibilité du CNRS dans un domaine stratégique.

IA générative pour les preuves formelles (GENPROOFS)

Les assistants de preuve (Rocq/Coq, Lean) permettent de certifier des résultats mathématiques avec une rigueur absolue. Des jalons comme la preuve du théorème des quatre couleurs par Gonthier illustrent leur puissance. Leur limite historique réside dans l’effort humain considérable qu’exige la traduction d’une preuve mathématique en script formel, freinant ainsi le passage à l’échelle.
Les progrès récents de l’IA générative changent la donne : des modèles entraînés sur des corpus de preuves formelles peuvent désormais générer et explorer des preuves de manière largement autonome. Un atout décisif de ce paradigme est la vérifiabilité intrinsèque des preuves produites, leur validité est attestée mécaniquement, sans expertise externe, levant ainsi les doutes habituels sur la fiabilité des sorties d’IA.
Développer des modèles efficaces pour cette tâche requiert une expertise à l’intersection des assistants de preuve, des architectures de modèles de langage et des mathématiques.

Terre et Univers
Contribution française pour l’Extremely Large Telescope (FCELT)

L’Extremely Large Telescope permettra d’explorer de vastes domaines de l’astrophysique, de la formation des étoiles et des planètes à la caractérisation des exoplanètes, en passant par l’étude des galaxies à haut redshift, du centre galactique, des trous noirs et de la physique fondamentale. Sur certaines thématiques, notamment grâce à l’imagerie à très haute résolution et à haut contraste, domaines dans lesquels la France a une expertise reconnue internationalement, l’ELT permettra des avancées décisives ; sur d’autres, il apportera des observations complémentaires essentielles aux grands observatoires actuels et futurs.

Structure interne et subsurface des planètes telluriques et lunes (SISTeL)

Le projet vise l’analyse des données sismologiques et/ou radio pour décrypter les processus dynamiques des subsurfaces des corps telluriques et glacés en appui, notamment, à Juice (lunes glacées de Jupiter), ExoMars (géophysique/sismologie de Mars) et EnVision (structure interne et activité géologique de Vénus), FSS et SPSS (structure interne et sismicité de la Lune). Une expertise en sismologie planétaire et/ou en technique d’investigation radar et radio sera essentielle pour interpréter les données issues de ces missions. Le développement de méthodes d’analyses avancées pour interpréter les signaux sismiques, radar et radio, permettra de contraindre les modèles de structure interne, les processus tectoniques, la structure du proche sous-sol, afin de mieux comprendre l’évolution géologique de ces corps. Ce travail contribuera ainsi à répondre aux questions clés sur l’habitabilité des lunes glacées, la dynamique des planètes telluriques et les mécanismes de différenciation planétaire.

Résilience Intégrée des Systèmes Littoraux en Transition: RiskLit (RiskLit)

Le titulaire mènera des recherches sur les aléas physiques littoraux pour mieux comprendre, prévoir et quantifier leurs incertitudes, dans un contexte d’anthropisation et de changement climatique, afin d’anticiper et réduire les risques. Le projet exploitera les données long terme des SNO DYNALIT et SONEL, et étudiera leurs impacts sur les compartiments biologiques en synergie avec BENTHOBS et PHYTOBS, en analysant les interactions entre dynamiques physiques et écologiques. Les données in-situ seront valorisées via une approche intégrée « In-situ – Modélisation – Spatial », renforcée par la mission SWOT. La Chaire optimisera les stratégies d’acquisition de données grâce aux modèles et aux satellites, comblant les lacunes spatiales et temporelles. L’IA, le Machine Learning et la modélisation permettront d’appréhender des systèmes complexes, d’élaborer des scénarios prédictifs et de concevoir des outils d’alerte précoces pour la recherche et la société.

Exploration des ProceSsus chimiquEs atmosphériQues en chambre de simUlatiOn, et/ou développements de techniques Innovantes de détection d’espèces clés dans les transformations chimiques pour une meilleure compréhension des processus troposphériques dans un contexte d’anthropisation et de changement climAtique (SEQUOIA)

L’objectif principal de ce poste CPJ est de coordonner la recherche en chimie physique atmosphérique via la plateforme HELIOS, infrastructure nationale labellisée ACTRIS. Le·a candidat·e devra promouvoir les études expérimentales, le développement instrumental et la collaboration nationale/internationale pour étudier les processus chimiques, photochimiques et physico-chimiques clés de l’atmosphère.
Son projet portera sur l’exploration des mécanismes (phase gazeuse, aérosols) et leur cinétique en conditions simulées, avec un focus sur les espèces réactives éphémères. Il·elle intégrera de nouvelles capacités analytiques (spectrométrie de masse haute résolution du LPC2E) et des outils de partenaires pour renforcer la réactivité atmosphérique
Le·a candidat·e contribuera à la renommée de HELIOS et à son intégration dans ACTRIS, favorisant l’accès à la communauté scientifique et au secteur privé.

Instrumentation frugale au profit des transitions socio-environnementales (FUSE)

Le CNRS recrute sur une chaire de professeur junior une ou un spécialiste accompli.e dans développement de nouveaux concepts (instrumentation frugale, low tech) pour l’observation des milieux naturels et anthropisés. Il s’agit ainsi de définir la portée des nouvelles technologies dans les enjeux de transitions socio-environnementales, dans le cadre de l’EquipEx+ Terra Forma, en lien avec l’IR de données Data Terra (et l’EquipEx+ Data Gaia).

La candidate/le candidat devra proposer un programme ambitieux visant à définir la portée des nouvelles technologies et concepts (frugalité, low tech, fabrication additive) dans les enjeux de transitions socio-environnementales capables d’augmenter les systèmes d’observation in-situ vers plus d’efficacité, de sobriété et de résilience. L’optimisation de l’autonomie énergétique, l’usage de l’intelligence embarquée (IA), le transfert de données (IoT) et la facilitation de l’utilisation des capteurs sont également des objectifs clés.

Les étapes du recrutement

L'affectation de lauréats·es dans les unités comportant une zone à régime restrictif est soumise à l'obtention de l'autorisation d'accès, délivrée après avis du haut fonctionnaire de défense et de sécurité du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.
  • 01
    Ouverture des inscriptions
    17 juillet 2026 à 17h00
  • 02
    Clôture des inscriptions
    2 septembre 2026 à 17h00
  • 03
    Présélections des dossiers par un comité de sélection
    Examine les dossiers de candidature et sélectionne les candidats et candidates qu’il souhaite auditionner
    De fin septembre à fin octobre 2026
  • 04
    Auditions des candidats retenus
    à l’étape de présélection par le comité de sélection
    Du 6 octobre à fin novembre 2026
  • 05
    Résultats
    Fin novembre 2026

Conditions & modalités

Modalités de candidature

Créez votre compte dans Portail d’emploi

Votre dossier de candidature sera composé d’un seul document PDF incluant :

  • Le formulaire de candidature renseigné
  • Le diplôme de doctorat ou toutes les pièces nécessaires à la demande d’équivalence
  • Une pièce d’identité avec photographie
  • La demande éventuelle d’aménagement de l’audition

Tout dossier incomplet à la date de clôture des inscriptions sera non recevable.

Conditions requises pour candidater

1 – Être titulaire d’un des diplômes mentionnés ci-après :

  • doctorat
  • doctorat d’État ou de troisième cycle
  • diplôme de docteur ingénieur
  • diplôme d’études et de recherche en sciences odontologiques (DERSO)
  • diplôme d’études et de recherche en biologie humaine (DERBH)

2 – Être titulaire d’un titre universitaire étranger jugé équivalent aux diplômes cités

Pour les diplômes étrangers, une traduction en français doit être effectuée par un traducteur assermenté ou donner lieu à une attestation de comparabilité qui peut être obtenue auprès de l’ENIC-NARIC : Les procédures d’évaluation des diplômes au centre ENIC-NARIC France

3 – Justifier des titres et travaux scientifiques jugés équivalents aux diplômes cités

Si vous n’êtes pas titulaire d’un doctorat (parce que vous n’avez pas encore soutenu votre thèse, ou que vous n’avez pas de diplôme équivalent mais pouvez justifier de travaux scientifiques, etc.), ou si vous êtes titulaire d’un diplôme étranger, vous pouvez néanmoins être éligible après avis de l’instance d’évaluation compétente du Comité national de la recherche scientifique qui se prononcera sur l’équivalence de vos travaux scientifiques.

Aménagements d’épreuves

Si vous êtes en situation de handicap permanent et avez la qualité de travailleur handicapé ou êtes bénéficiaire de l’obligation d’emploi, vous pouvez bénéficier d’un aménagement d’épreuve pour la réalisation de votre audition.

Vous devez demander les aménagements au moment de votre inscription à l’adresse suivante : drh-seri.accueils@cnrs.fr

La demande est étudiée après la production d’un justificatif attestant l’appartenance à l’une des catégories précitées et d’un certificat médical qui précise les aménagements souhaités, complété par un médecin agréé désigné par l’administration. Ces aménagements ne vous sont pas accordés automatiquement, ils le sont en fonction de la nature de votre handicap. Ils permettent notamment d’adapter la durée et le fractionnement des épreuves à vos moyens physiques ou de vous apporter les aides humaines et techniques nécessaires. Dans l’éventualité où votre handicap ou votre état de santé évoluerait entre la demande d’aménagement des épreuves et la date de leur déroulement, vous devrez fournir les documents complémentaires dans les délais qui permettent, le cas échéant, leur prise en compte.

Pour les candidat(e)s ultramarins ou résidant à l’étranger, les candidates enceintes et les candidat(e)s dont l’état de santé le justifie, l’audition est organisée en visioconférence sur demande au moment de l’inscription. Contacter le service des concours à l’adresse suivante: drh-seri.accueils@cnrs.fr

Liens utiles

Ce dispositif de recrutement s’inscrit dans le cadre de la Loi de programmation de la recherche https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042738027

Les modalités de ce recrutement sont prises en application du décret n° 2021-1710 du 17 décembre 2021 modifié relatif au contrat de chaire de professeur junior https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044518389/2023-02-11/

Arrêté du 22 février 2022 fixant les modalités de candidature aux recrutements par voie de contrat de chaire de professeur junior
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045300174

Arrêté du 30 juin 2026 fixant pour l’année 2026 la liste des contrats de chaires de professeurs juniors https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049253498